{"id":10639,"date":"2024-07-01T05:45:42","date_gmt":"2024-07-01T05:45:42","guid":{"rendered":"https:\/\/liko.foxthemes.me\/?p=10639"},"modified":"2026-09-09T20:36:11","modified_gmt":"2026-09-09T12:36:11","slug":"on-the-in-between","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/","title":{"rendered":"Sur l'entre-deux : pourquoi je ne laisse jamais mon travail se r\u00e9soudre"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead\">Une \u0153uvre doit-elle aboutir \u00e0 un sens achev\u00e9 et stable ? Mon travail revient sans cesse \u00e0 des formes, des corps et des r\u00e9cits pris entre plusieurs \u00e9tats, o\u00f9 ce qui pr\u00e9c\u00e9dait n'a pas disparu et o\u00f9 ce qui suit ne s'est pas encore tout \u00e0 fait fix\u00e9. J'en suis venue \u00e0 comprendre cet entre-deux non comme un inach\u00e8vement, mais comme le lieu o\u00f9 le sens reste le plus vivant.<\/p>\n<p>J'ai pass\u00e9 la plus grande partie de ma vie entre plusieurs lieux. Je suis n\u00e9e en Gr\u00e8ce, j'ai grandi en France et je vis aujourd'hui entre Le Caire et Paris. Pendant longtemps, j'ai pens\u00e9 ces lieux comme des chapitres successifs : la Gr\u00e8ce d'abord, puis la France, et l'\u00c9gypte entr\u00e9e plus tard dans ma vie. Une identit\u00e9 laisserait peu \u00e0 peu la place \u00e0 une autre et, peut-\u00eatre, elles finiraient par se fondre en quelque chose de coh\u00e9rent.<\/p>\n<p>Mais ce n'est pas ainsi que je le vis de l'int\u00e9rieur. La Gr\u00e8ce ne s'est pas arr\u00eat\u00e9e quand la France a commenc\u00e9. La France n'a pas disparu quand l'\u00c9gypte est entr\u00e9e dans ma vie. Chaque lieu reste pr\u00e9sent dans le suivant. Ils se superposent, se contredisent, reculent et reviennent. Une langue que je n'ai pas parl\u00e9e depuis des ann\u00e9es peut r\u00e9appara\u00eetre \u00e0 travers un seul mot. Un geste peut porter une histoire dont je n'avais pas conscience d'avoir h\u00e9rit\u00e9. Un lieu peut rester physiquement pr\u00e9sent dans le corps longtemps apr\u00e8s que la g\u00e9ographie a chang\u00e9.<\/p>\n<p>Je ne me suis jamais sentie enti\u00e8rement d'un seul c\u00f4t\u00e9 des choses. Ce n'est pas pour moi un manque, ni un probl\u00e8me qui attendrait d'\u00eatre r\u00e9solu. C'est simplement la position depuis laquelle j'ai appris \u00e0 comprendre le monde.<\/p>\n<p>C'est peut-\u00eatre pour cela que je n'ai jamais cru tout \u00e0 fait aux transformations achev\u00e9es. Je ne vis pas le devenir comme le remplacement net d'un \u00e9tat par un autre. Quelque chose reste toujours. Une personne porte ses versions ant\u00e9rieures m\u00eame apr\u00e8s que sa vie a chang\u00e9. Une histoire garde les traces de ses r\u00e9cits pr\u00e9c\u00e9dents. Un corps se souvient de ce qu'il a endur\u00e9. Un mat\u00e9riau peut entrer dans une \u0153uvre sans cesser de porter son histoire, sa symbolique et son comportement physique. Rien ne devient simplement autre chose. Ce qui pr\u00e9c\u00e9dait continue d'habiter ce qui appara\u00eet ensuite. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que mon travail faisait la m\u00eame chose.<\/p>\n<h2>Le m\u00eame instant instable<\/h2>\n<p>Quand j'ai commenc\u00e9 \u00e0 regarder ensemble des projets qui semblaient, en surface, n'avoir presque rien en commun, j'ai remarqu\u00e9 que beaucoup d'entre eux occupaient le m\u00eame instant instable : le moment o\u00f9 quelque chose a commenc\u00e9 \u00e0 changer sans avoir encore cess\u00e9 d'\u00eatre ce qu'il \u00e9tait. Un visage commence \u00e0 devenir un corps. Un po\u00e8me entre dans l'espace et commence \u00e0 devenir paysage. Une exp\u00e9rience intime se dirige vers la m\u00e9moire collective. Une femme devient serpent sans cesser enti\u00e8rement d'\u00eatre une femme. Une repr\u00e9sentation est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e jusqu'\u00e0 acqu\u00e9rir l'autorit\u00e9 de l'histoire. La mer devient une fronti\u00e8re tout en restant physiquement inchang\u00e9e.<\/p>\n<p>Je suis attir\u00e9e par cet instant parce qu'il ne se laisse pas facilement contenir. L'entre-deux n'est pas simplement une position situ\u00e9e entre deux cat\u00e9gories \u00e9tablies \u2014 c'est un moment o\u00f9 ces cat\u00e9gories ne se sont pas encore fix\u00e9es, o\u00f9 plusieurs conditions coexistent avant que le langage ait d\u00e9cid\u00e9 comment les s\u00e9parer.<\/p>\n<p>Un visage peut rester un visage tandis que ses yeux gonfl\u00e9s se mettent \u00e0 ressembler \u00e0 des seins, des blessures ou des organes inconnus. Un fil peut rester un fil tout en devenant une voix, une route, une ligne de tension ou la haute mer. Un animal peut \u00eatre une cr\u00e9ature physique, un avertissement, une id\u00e9e, un souvenir et une pr\u00e9sence invisible sans avoir \u00e0 choisir un seul de ces \u00e9tats. \u00c0 ce moment-l\u00e0, une chose peut \u00eatre plus d'une chose \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Je ne veux pas dire que tout peut s'\u00e9changer contre tout, ni qu'une \u0153uvre peut signifier absolument n'importe quoi. L'\u0153uvre a une r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle, une histoire et un point de d\u00e9part pr\u00e9cis. Le pain ne se comporte pas comme la pierre. Une photographie ne porte pas le temps comme un textile. Une exp\u00e9rience personnelle n'entre pas dans un mythe comme une image entre dans l'histoire. Mais je crois que les choses d\u00e9bordent les cases dans lesquelles on les range.<\/p>\n<p>Le langage moderne nous demande souvent de s\u00e9parer clairement le monde. Humain ou animal. Corps ou objet. Histoire ou fiction. Intime ou politique. Vivant ou inerte. Sacr\u00e9 ou ordinaire. Nous classons les choses parce que les cat\u00e9gories nous aident \u00e0 les comprendre, et pourtant mon exp\u00e9rience du monde m'a rarement sembl\u00e9 si bien rang\u00e9e. Le corps n'est jamais seulement biologique \u2014 il porte la m\u00e9moire, le d\u00e9sir, la projection, la peur et des gestes h\u00e9rit\u00e9s. Un paysage n'est jamais simplement un paysage ; il peut \u00eatre foyer, fronti\u00e8re, menace ou exil selon qui se tient devant lui. Un mat\u00e9riau n'est jamais neutre : il contient d\u00e9j\u00e0 des histoires d'usage, de travail et de valeur avant que l'artiste ne commence \u00e0 le travailler.<\/p>\n<p>C'est peut-\u00eatre une des raisons pour lesquelles je me sens si proche des images et des mani\u00e8res m\u00e9di\u00e9vales d'imaginer le monde. Le Moyen \u00c2ge ne m'int\u00e9resse pas seulement comme r\u00e9f\u00e9rence esth\u00e9tique. Ce qui m'attire dans les images m\u00e9di\u00e9vales, c'est le sentiment que le monde visible n'\u00e9tait jamais cens\u00e9 contenir toute la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans les bestiaires m\u00e9di\u00e9vaux, une cr\u00e9ature n'est jamais seulement un animal. C'est un corps physique, mais ce peut \u00eatre aussi un avertissement, une question morale, une pr\u00e9sence spirituelle ou le signe de quelque chose d'invisible. Un lion, un serpent ou un oiseau appartient au monde mat\u00e9riel tout en s'ouvrant sur un autre ordre de sens. Ces interpr\u00e9tations peuvent nous para\u00eetre \u00e9tranges ou contradictoires aujourd'hui, mais la contradiction n'\u00e9tait pas forc\u00e9ment quelque chose qu'il fallait r\u00e9soudre. Plusieurs sens pouvaient habiter la m\u00eame forme. Le monde \u00e9tait plein de signes et de correspondances. Le visible ne contenait pas toute la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Je reconnais quelque chose dans cette mani\u00e8re de regarder \u2014 non parce que chaque forme cacherait un message symbolique fig\u00e9 \u00e0 d\u00e9coder, mais parce qu'une forme peut rester physiquement pr\u00e9sente tout en d\u00e9signant quelque chose qui d\u00e9passe l'explication.<\/p>\n<p>Une cr\u00e9ature hybride peut tenir plusieurs corps ensemble sans les r\u00e9concilier en une esp\u00e8ce coh\u00e9rente. Une femme-serpent peut appartenir \u00e0 la fois \u00e0 la biologie, \u00e0 la fiction, \u00e0 l'exp\u00e9rience f\u00e9minine et au mythe. Elle n'a pas besoin de d\u00e9cider si elle est femme ou animal pour avoir le droit d'exister. Elle habite les deux.<\/p>\n<p>Cette coexistence est au c\u0153ur de ma mani\u00e8re de penser l'indicible. Je ne fais pas des \u0153uvres pour expliquer ce que je ne peux pas dire. L'explication exige souvent que les choses deviennent plus claires et plus stables qu'elles ne le sont vraiment. Elle demande \u00e0 une exp\u00e9rience de se fixer en un sens, \u00e0 un corps de devenir lisible, \u00e0 une histoire d'arriver \u00e0 une conclusion. Mais beaucoup des exp\u00e9riences d'o\u00f9 part mon travail ne m'ont jamais sembl\u00e9 aussi claires.<\/p>\n<h2>Ce que l'\u0153uvre ne peut pas expliquer<\/h2>\n<p>Le chagrin ne devient pas compr\u00e9hensible quand il devient un masque de pain. Le masque lui donne un autre lieu o\u00f9 exister. Il permet \u00e0 quelque chose de fugace \u2014 des larmes, un \u00e9tat physique, un moment de peine \u2014 d'acqu\u00e9rir une forme sans pr\u00e9tendre que cette forme contient ou r\u00e9sout l'exp\u00e9rience. La douleur devient mati\u00e8re, mais elle continue de changer.<\/p>\n<p>Dans <strong><em>Bake Your Pain<\/em><\/strong>, un masque peut commencer par un visage fa\u00e7onn\u00e9 apr\u00e8s une phase intense de pleurs. Mais \u00e0 mesure que la p\u00e2te bouge, l\u00e8ve, se fend et durcit, les traits d\u00e9rivent. Les yeux gonfl\u00e9s se mettent \u00e0 ressembler \u00e0 des seins, des pis, des blessures ou des tumeurs. Le visage glisse vers le corps sans dispara\u00eetre compl\u00e8tement. Le masque reste entre portrait et chair. Cette incertitude n'est pas quelque chose que j'essaie de corriger. C'est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que l'\u0153uvre commence \u00e0 parler. Une \u0153uvre peut rendre l'indicible pr\u00e9sent, mais elle ne devrait pas le rendre plus petit.<\/p>\n<p>Dans <strong><em>Serpents, Genies, Chimeras and Other Wonders<\/em><\/strong>, des exp\u00e9riences intimes passent dans des corps imaginaires. La fiction n'efface pas l'exp\u00e9rience qui l'a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u2014 elle cr\u00e9e assez de distance pour que cette exp\u00e9rience puisse se transformer sans perdre sa v\u00e9rit\u00e9 \u00e9motionnelle. Une femme devient une femme-serpent. Un r\u00f4le devient une cr\u00e9ature. Ces figures ne sont pas des all\u00e9gories dont le sens pourrait se retraduire en une seule phrase ; elles tiennent ensemble des mondes diff\u00e9rents \u2014 l'humain et l'animal, la biologie et le mythe, le visible et l'invisible. Elles ne sont pas incompl\u00e8tes parce qu'elles refusent de choisir. Leur refus est leur forme.<\/p>\n<p>M\u00eame la M\u00e9diterran\u00e9e, dans <strong><em>It Is Always Summer Somewhere<\/em><\/strong> , occupe plusieurs r\u00e9alit\u00e9s sans changer physiquement. Il n'y a qu'une seule mer. Mais le sens de la traverser change compl\u00e8tement selon qui regarde et qui se d\u00e9place. Pour l'un, elle peut repr\u00e9senter le loisir, le plaisir et l'\u00e9vasion. Pour un autre, c'est une fronti\u00e8re, un danger ou la possibilit\u00e9 incertaine de survivre. Le paysage demeure. Les sens, les corps et les histoires qui le traversent, non.<\/p>\n<p>Le m\u00eame principe traverse discr\u00e8tement d'autres projets. Dans <strong><em>The Bird, the Thread, and the Open Sea<\/em><\/strong>, un po\u00e8me passe dans des ailes, du fil et de l'espace sans cesser d'\u00eatre un po\u00e8me, et le voyage existe comme tension et orientation avant que tout mouvement ne commence. Dans <strong><em>If the Nose of Cleopatra\u2026<\/em><\/strong>, le mouvement est r\u00e9p\u00e9tition plut\u00f4t que m\u00e9tamorphose : des si\u00e8cles d'images donnent \u00e0 une femme l'autorit\u00e9 de l'histoire tout en rendant la femme elle-m\u00eame de plus en plus difficile \u00e0 trouver.<\/p>\n<p>C'est pourquoi l'entre-deux ne doit pas \u00eatre confondu avec le flou. C'est souvent le lieu o\u00f9 les contradictions deviennent les plus concr\u00e8tes. La m\u00eame mer ne peut pas \u00eatre comprise de la m\u00eame fa\u00e7on par un touriste et par une personne qui fuit le danger. L'opposition ne dispara\u00eet pas parce que les deux exp\u00e9riences occupent le m\u00eame paysage. L'\u0153uvre garde ces r\u00e9alit\u00e9s ensemble sans pr\u00e9tendre les r\u00e9concilier.<\/p>\n<p>Dans <strong><em>MOTHER!<\/em><\/strong>, le m\u00eame principe gouverne la transmission : une fille devient elle-m\u00eame sans laisser enti\u00e8rement sa m\u00e8re derri\u00e8re elle, portant des phrases, des gestes, des cellules et des attentes qui ne sont jamais tout \u00e0 fait les siens. La transformation, l\u00e0 encore, n'est pas un remplacement.<\/p>\n<p>Je crois que c'est aussi pour cela que le sein revient si souvent dans mon travail : une forme qui refuse un sens unique et stable, devenant un \u0153il, une montagne ou une blessure sans jamais se fixer dans l'un d'eux.<\/p>\n<p>Avec le temps, j'ai aussi compris qu'une \u0153uvre contient rarement une question enti\u00e8re. Un geste dans une \u0153uvre en engendre une autre ; un mat\u00e9riau r\u00e9v\u00e8le quelque chose qu'un autre ne peut pas r\u00e9v\u00e9ler. Un visage devient un corps, puis un masque devient une architecture. Un sein devient un \u0153il, puis l'\u0153il s'ouvre sur le chagrin, la surveillance ou la maladie. Les \u0153uvres se rassemblent en constellations \u2014 non pas une collection d'objets qui partagent par hasard un sujet, mais une mani\u00e8re de laisser le sens \u00e9merger par les relations. Une forme seule reste partielle. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d'une autre, elle commence \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler un mouvement qu'aucune des deux ne pouvait contenir seule.<\/p>\n<p>C'est pourquoi les questions se poursuivent d'un mat\u00e9riau et d'une s\u00e9rie \u00e0 l'autre, non parce que chaque projet devrait r\u00e9p\u00e9ter le m\u00eame message, mais parce qu'aucune r\u00e9ponse ne semble assez d\u00e9finitive pour clore la question. Le pain ne pense pas comme la pierre. Le fil ne porte pas le temps comme la photographie. Un mythe ne transforme pas une exp\u00e9rience comme la r\u00e9p\u00e9tition transforme une image en histoire. Chaque mat\u00e9riau et chaque projet cr\u00e9e un passage diff\u00e9rent.<\/p>\n<h2>Pourquoi je refuse de r\u00e9soudre<\/h2>\n<p>Ce qui reste constant, c'est mon attirance pour le moment o\u00f9 quelque chose ne peut plus rester l\u00e0 o\u00f9 il \u00e9tait, sans s'\u00eatre encore fix\u00e9 dans ce qu'il pourrait devenir. C'est ce que je veux dire quand je dis que mon travail refuse la r\u00e9solution. Je ne laisse pas d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment les choses inachev\u00e9es \u2014 les \u0153uvres sont mat\u00e9riellement termin\u00e9es, avec des dimensions, des structures et des formes pr\u00e9cises. Ce qu'elles refusent, c'est l'id\u00e9e que l'ach\u00e8vement devrait produire une interpr\u00e9tation stable : que le visage ne soit qu'un visage, l'animal qu'un animal, la mer qu'un paysage.<\/p>\n<p>Le monde me semble en devenir constant. Les corps changent. Les histoires voyagent. Les images acqui\u00e8rent de l'autorit\u00e9. Les mat\u00e9riaux se souviennent. Rien n'existe enti\u00e8rement dans une seule case, et l'art compte peut-\u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu'il peut tenir ce que le langage s\u00e9pare \u2014 permettre \u00e0 plusieurs \u00e9tats de coexister assez longtemps pour que nous en sentions la tension, sans pr\u00e9tendre ma\u00eetriser ce qui d\u00e9passe la compr\u00e9hension.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre l'entre-deux n'est-il pas un passage que l'on serait cens\u00e9 achever. Peut-\u00eatre est-ce le lieu o\u00f9 la vie a toujours eu lieu.<\/p>\n<h2>S\u00e9ries li\u00e9es<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"\/fr\/bake-your-pain\/\">Bake Your Pain<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/the-bird-the-thread-and-the-open-sea\/\">The Bird, the Thread, and the Open Sea<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/serpents-genies-chimeras-and-other-wonders\/\">Serpents, Genies, Chimeras and Other Wonders<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/if-the-nose-of-cleopatra\/\">If the Nose of Cleopatra\u2026<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/it-is-always-summer-somewhere\/\">It Is Always Summer Somewhere<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/mother\/\">MOTHER!<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>Notes d'atelier li\u00e9es<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"\/fr\/the-more-i-work-the-less-human-my-world-becomes\/\">Plus je travaille, moins mon monde devient humain<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/the-day-my-work-met-finitude\/\">Le jour o\u00f9 mon travail a rencontr\u00e9 la finitude<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/how-cleopatra-changed-my-life\/\">Comment Cl\u00e9op\u00e2tre a chang\u00e9 ma vie<\/a><\/li>\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":16125,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-10639","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"aioseo_notices":[],"aioseo_head":"\n\t\t<!-- All in One SEO 5.0.3 - aioseo.com -->\n\t<meta name=\"description\" content=\"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.\" \/>\n\t<meta name=\"robots\" content=\"max-image-preview:large\" \/>\n\t<meta name=\"author\" content=\"Esmeralda Kosmatopoulos\"\/>\n\t<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/\" \/>\n\t\t<meta name=\"generator\" content=\"All in One SEO (AIOSEO) 5.0.3\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:site_name\" content=\"Esmeralda Kosmatopoulos - Greek-French artist, Cairo &amp; Paris\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:title\" content=\"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:description\" content=\"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/\" \/>\n\t\t<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-07-01T05:45:42+00:00\" \/>\n\t\t<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-09-09T12:36:11+00:00\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:title\" content=\"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:description\" content=\"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.\" \/>\n\t\t<script type=\"application\/ld+json\" class=\"aioseo-schema\">\n\t\t\t{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"BlogPosting\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#blogposting\",\"name\":\"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos\",\"headline\":\"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/author\\\/user\\\/#author\"},\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#person\"},\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/08\\\/bir_archipelogos_artwork-01.webp\",\"width\":1024,\"height\":1536,\"caption\":\"archipeLogos\"},\"datePublished\":\"2024-07-01T05:45:42+02:00\",\"dateModified\":\"2026-09-09T20:36:11+02:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#webpage\"},\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#webpage\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#breadcrumblist\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#listItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/\",\"nextItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/category\\\/uncategorized\\\/#listItem\",\"name\":\"Uncategorized\"}},{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/category\\\/uncategorized\\\/#listItem\",\"position\":2,\"name\":\"Uncategorized\",\"item\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/category\\\/uncategorized\\\/\",\"nextItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#listItem\",\"name\":\"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve\"},\"previousItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#listItem\",\"name\":\"Home\"}},{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#listItem\",\"position\":3,\"name\":\"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve\",\"previousItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/category\\\/uncategorized\\\/#listItem\",\"name\":\"Uncategorized\"}}]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#person\",\"name\":\"Esmeralda Kosmatopoulos\",\"image\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/10\\\/esmeralda-kosmatopoulos_portrait_la-la-lande-paris_smile.webp\",\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.instagram.com\\\/esmeralda_k_\\\/\",\"https:\\\/\\\/www.youtube.com\\\/@EsmeraldaKosmatopoulos-d5k\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/author\\\/user\\\/#author\",\"url\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/author\\\/user\\\/\",\"name\":\"Esmeralda Kosmatopoulos\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#authorImage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/d22c6949334b373608eae1a68f8822f81d9a323a8e78e5d079a8488fca152a20?s=96&d=mm&r=g\",\"width\":96,\"height\":96,\"caption\":\"Esmeralda Kosmatopoulos\"}},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#webpage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/\",\"name\":\"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos\",\"description\":\"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#website\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#breadcrumblist\"},\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/author\\\/user\\\/#author\"},\"creator\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/author\\\/user\\\/#author\"},\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/08\\\/bir_archipelogos_artwork-01.webp\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#mainImage\",\"width\":1024,\"height\":1536,\"caption\":\"archipeLogos\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/on-the-in-between\\\/#mainImage\"},\"datePublished\":\"2024-07-01T05:45:42+02:00\",\"dateModified\":\"2026-09-09T20:36:11+02:00\"},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Esmeralda Kosmatopoulos\",\"description\":\"Greek-French artist, Cairo & Paris\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/esmeraldakosmatopoulos.com\\\/fr\\\/#person\"}}]}\n\t\t<\/script>\n\t\t<!-- All in One SEO -->\n\n","aioseo_head_json":{"title":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","description":"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.","canonical_url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/","robots":"max-image-preview:large","keywords":"","webmasterTools":{"miscellaneous":""},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"BlogPosting","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#blogposting","name":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","headline":"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve","author":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/author\/user\/#author"},"publisher":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#person"},"image":{"@type":"ImageObject","url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/bir_archipelogos_artwork-01.webp","width":1024,"height":1536,"caption":"archipeLogos"},"datePublished":"2024-07-01T05:45:42+02:00","dateModified":"2026-09-09T20:36:11+02:00","inLanguage":"fr-FR","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#webpage"},"isPartOf":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#webpage"},"articleSection":"Uncategorized"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#breadcrumblist","itemListElement":[{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#listItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/","nextItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/#listItem","name":"Uncategorized"}},{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/#listItem","position":2,"name":"Uncategorized","item":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/","nextItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#listItem","name":"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve"},"previousItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#listItem","name":"Home"}},{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#listItem","position":3,"name":"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve","previousItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/#listItem","name":"Uncategorized"}}]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#person","name":"Esmeralda Kosmatopoulos","image":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/esmeralda-kosmatopoulos_portrait_la-la-lande-paris_smile.webp","sameAs":["https:\/\/www.instagram.com\/esmeralda_k_\/","https:\/\/www.youtube.com\/@EsmeraldaKosmatopoulos-d5k"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/author\/user\/#author","url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/author\/user\/","name":"Esmeralda Kosmatopoulos","image":{"@type":"ImageObject","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#authorImage","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d22c6949334b373608eae1a68f8822f81d9a323a8e78e5d079a8488fca152a20?s=96&d=mm&r=g","width":96,"height":96,"caption":"Esmeralda Kosmatopoulos"}},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#webpage","url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/","name":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","description":"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.","inLanguage":"fr-FR","isPartOf":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#website"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#breadcrumblist"},"author":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/author\/user\/#author"},"creator":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/author\/user\/#author"},"image":{"@type":"ImageObject","url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/bir_archipelogos_artwork-01.webp","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#mainImage","width":1024,"height":1536,"caption":"archipeLogos"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/#mainImage"},"datePublished":"2024-07-01T05:45:42+02:00","dateModified":"2026-09-09T20:36:11+02:00"},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/","name":"Esmeralda Kosmatopoulos","description":"Greek-French artist, Cairo & Paris","inLanguage":"fr-FR","publisher":{"@id":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/#person"}}]},"og:locale":"fr_FR","og:site_name":"Esmeralda Kosmatopoulos - Greek-French artist, Cairo &amp; Paris","og:type":"article","og:title":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","og:description":"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms.","og:url":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/","article:published_time":"2024-07-01T05:45:42+00:00","article:modified_time":"2026-09-09T12:36:11+00:00","twitter:card":"summary_large_image","twitter:title":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","twitter:description":"Esmeralda Kosmatopoulos reflects on ambiguity in contemporary art, unfinished meaning and why artworks can remain open between several forms."},"aioseo_meta_data":{"post_id":"10639","title":"On the In-Between | Esmeralda Kosmatopoulos","description":null,"keywords":null,"keyphrases":null,"primary_term":null,"canonical_url":null,"og_title":null,"og_description":null,"og_object_type":"default","og_image_type":"default","og_image_custom_url":null,"og_image_custom_fields":null,"og_image_url":null,"og_image_width":null,"og_image_height":null,"og_video":null,"og_custom_url":null,"og_article_section":null,"og_article_tags":null,"twitter_use_og":false,"twitter_card":"default","twitter_image_type":"default","twitter_image_custom_url":null,"twitter_image_custom_fields":null,"twitter_image_url":null,"twitter_title":null,"twitter_description":null,"schema_type":"default","schema_type_options":null,"schema":{"blockGraphs":[],"customGraphs":[],"default":{"data":{"Article":[],"Course":[],"Dataset":[],"FAQPage":[],"Movie":[],"Person":[],"Product":[],"ProductReview":[],"Car":[],"Recipe":[],"Service":[],"SoftwareApplication":[],"WebPage":[]},"graphName":"","isEnabled":true},"graphs":[]},"pillar_content":false,"robots_default":true,"robots_noindex":false,"robots_noarchive":false,"robots_nosnippet":false,"robots_nofollow":false,"robots_noimageindex":false,"robots_noodp":false,"robots_notranslate":false,"robots_max_snippet":null,"robots_max_videopreview":null,"robots_max_imagepreview":"large","priority":null,"frequency":null,"local_seo":null,"limit_modified_date":false,"ai":null,"breadcrumb_settings":null,"seo_analyzer_scan_date":null,"created":"2026-08-04 16:17:31","updated":"2026-10-21 19:43:11","focus_keyword":null,"additional_keywords":null,"truseo_locale":null},"aioseo_breadcrumb":"<div class=\"aioseo-breadcrumbs\"><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/\" title=\"Home\">Home<\/a>\n\t\t<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb-separator\">\u00bb<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" title=\"Uncategorized\">Uncategorized<\/a>\n\t\t<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb-separator\">\u00bb<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\tOn the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve\n\t\t<\/span><\/div>","aioseo_breadcrumb_json":[{"label":"Home","link":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/"},{"label":"Uncategorized","link":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/category\/uncategorized\/"},{"label":"On the In-Between: Why I Never Let My Work Resolve","link":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/on-the-in-between\/"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10639","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10639"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10639\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16125"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10639"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10639"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/esmeraldakosmatopoulos.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10639"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}